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Les riverains ne veulent pas des "pétanqueurs"

La Joyeuse Pétanque de Jolimont n'aurait franchement rien de drôle le soir venu.../Photo DDM, X. Hurtevent

La Joyeuse Pétanque de Jolimont n'aurait franchement

rien de drôle le soir venu.../Photo DDM, X. Hurtevent  


Le procès-verbal dressé par les policiers à l’encontre des pétanqueurs de Jolimont, accusés d’avoir fait trop de bruit au soir du 14 août, a semble-t-il délier les langues de bon nombre de riverains, lesquels ont très peu apprécié à la fois les explications minimalistes du président des pétanqueurs, mais aussi celles de François Briançon, adjoint aux Sports, l’élu ayant eu à connaître du conflit en tant que gestionnaire du boulodrome municipal affecté aux pratiquants (cf. La Dépêche du Midi du 24 août 2013).

La réalité dépasserait largement le problème de ceux qui aiment taquiner le bouchon un peu tard, surtout en été. «On n’a rien contre la pétanque. Mais là, c’est autre chose. La pétanque est prétexte à toutes sortes d’incivilités qui se déroulent autour du boulodrome et les gens n’en peuvent plus», indiquent les membres d’un collectif en gestation, là-haut sur la colline du centre-ville, jadis réputée si calme. «Nous sommes très loin de l’image idyllique d’une partie de pétanque à la Pagnol», souligne ainsi un riverain. Depuis plusieurs mois, lui et sa famille vivent les volets complètement clos au rez-de-chaussée de l’immeuble situé juste en face le boulodrome.

«sous la terreur de la population du soir»

La nuit venue, les pétanqueurs feraient certes régulièrement du bruit en parlant haut et en jouant en musique, mais ils engendreraient surtout de graves nuisances. «Ce sont des voitures qui dérapent (Ndlr : un riverain ose prononcer le nom de Mohamed Merah qui, avant sa mort, fréquentait assidûment le quartier), des délinquants qui viennent d’autres quartiers et qui en profitent pour se livrer au trafic de drogue dans les cages d’escalier qui restent ouvertes», mentionne un autre riverain. Lui et ses voisins n’ont plus peur de dire que «nous vivons sous la terreur de cette population du soir». Le riverain cité plus haut a vu ainsi son fils prendre un coup de couteau dans la jambe. Quant à sa fille, essayant d’ouvrir les volets de sa chambre, elle a vu un jour la vitre lui exploser à la figure.

Un autre riverain rapporte encore ce témoignage, s’en prenant directement au président de la pétanque de Jolimont : «À la fin du mois de juin, bien avant d’être verbalisé, ce monsieur prenait un mégaphone pour vociférer à l’endroit des riverains : Vous ne dormirez pas, je vous empêcherai de dormir car j’ai l’autorisation et je peux faire ce que je veux !» Depuis la verbalisation de la mi-août, les nuisances sonores et autres incivilités ont un peu baissé. Mais devant la passivité, voire la mansuétude des autorités, le collectif des riverains le dit haut et fort : «Un jour, c’est sûr, ici, quelqu’un prendra un plomb !»

 


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