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les jeunes se rapprochent du but

Méderic Verzeau, 18 ans, a remporté les championnats de France juniors en triplette l’été dernier. En Saône-et-Loire, le comité cherche à recruter d’autres talents de ce type. Photo B. M.

Méderic Verzeau, 18 ans, a remporté les championnats de France juniors en triplette l’été dernier. En Saône-et-Loire, le comité cherche à recruter d’autres talents de ce type. Photo B. M.

Alors qu’Autun vibre au rythme des Masters de pétanque, la Saône-et-Loire cherche à attirer plus de jeunes sur les terrains.

Chalon, 15 h. Une partie de pétanque est improvisée en bord de Saône. Les participants ont presque tous les cheveux blancs et possèdent leurs licences depuis déjà un bon nombre d’années. Pendant la partie, on se chambre, on se plaint de la qualité du terrain et on évoque les Masters de pétanque d’Autun. On parle aussi de la star du moment le prodige de 21 ans Dylan Rocher. « La nouvelle génération arrive », assure un bouliste sans quitter le jeu des yeux. Pourtant sur ce bord de Saône, pas un seul jeune. « Ils sont tous au concours de Saint-Germain-du-Plain », nous assure-t-on. Et effectivement, en Bresse, l’âge moyen des concurrents est nettement plus bas. Médéric Verzeaux, 18 ans, inscrit ce jour-là en doublette, a sa licence depuis l’âge de 8 ans. Le jeune Chalonnais a remporté l’an dernier un titre de champion de France en triplette chez les juniors et revient tout juste du mondial de Millau. « Je me suis mis à jouer grâce à mon père qui m’a mis les boules en main à 6 ans », raconte-t-il. Mais le jeune homme constate : « Même si de plus en plus s’y mettent, la plupart des jeunes ne s’intéressent pas trop à la pétanque. » Séduire la jeune génération, c’est justement ce que vise Robert Dutronc le président du comité de pétanque de Saône-et-Loire. On compte à ce jour 3 747 joueurs licenciés dans le département « et on devrait encore en perdre une centaine », note-t-il. D’où l’urgence de faire venir au but la nouvelle génération. Pour le moment, seuls 312 jeunes sont licenciés en Saône-et-Loire.

Rajeunir l’image

« Notre vrai problème, c’est de faire comprendre aux jeunes que la pétanque est un sport et qu’il n’est pas réservé aux anciens », résume le président. La discipline soigne donc son image : « C’est fini l’image du joueur de pétanque collé à son pastis. Il y a eu de gros efforts de faits. » Les écoles de pétanque sont aussi un moyen bigrement efficace de rajeunir les troupes. Le département en compte pour l’instant 15. « Nous avons ouvert la nôtre l’année dernière et la quinzaine d’enfants inscrits reste tous », se félicite Michel Lory, le président de l’Espérance pétanque Saint-Marcel. À Autun, l’école de pétanque attire, elle, une trentaine de jeunes joueurs. Pendant l’année, des collégiens viennent aussi suivre des cours. « La clé c’est de réussir à entrer dans les écoles, la boule lyonnaise y est arrivée avant nous », insiste José Poggetti le président du club de Sennecey. Christian Mercier, qui accueille, en ce moment à Autun, les Masters, est convaincu de l’intérêt de parier sur les jeunes générations. Trois compétitions jeunes sont d’ailleurs organisées dans la ville chaque année.

L’effet Rocher et la télé pour marquer des points

Pour donner aux jeunes l’envie de prendre en main boules (et licences) Christian Mercier parie aussi sur un « effet Dylan Rocher ». Ce Sarthois de 21 ans, est déjà plusieurs fois champion du Monde. « Les enfants de notre école de pétanque s’identifient beaucoup à lui. » Patrick Couderc, président du club de Bourbon-Lancy et joueur chevronné, constate aussi que les médias et la diffusion des grandes compétitions à la télévision ont fait « beaucoup de bien » à l’image de la discipline. Robert Dutronc, le président du comité départemental, précise aussi que les premières licences sont offertes aux jeunes joueurs. Il regrette, en revanche, que celles-ci se signent au 1er janvier et non en septembre comme dans tous les autres sports : « C’est un handicap, les jeunes choisissent leur sport à la rentrée. » Autre argument en faveur de la pétanque : le retour depuis peu de championnats jeunes entre les clubs du département. Robert Dutronc rappelle aussi que « le comité a autorisé des tournois de propagande tout l’été. Ils sont ouverts à tous, pas seulement aux licenciés ». Comme la pétanque, le recrutement exige patience et concentration…

 


Le Bien Public

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